Suite RECIT AUDIENCE en COUR D'APPEL de GRENOBLE du 20/02/12

Publié le par collectifdu15mars

Avant de continuer, c'est à dire juste avant de l'interrompre, je voudrai revenir sur le début de plaidoirie de mon avocat.

Lors du dernier entretien que j'ai pu avoir avec lui de manière posée, je lui avais dit de tenir un discours axé essentiellement sur le premier jugement rendu au TGI de GAP. Un jugement qui s'est basé sur la législation pratiquée dans le parc du logement privé et non de celui du social dont je suis justement un locataire depuis octobre 2005. En plus de cela bien appuyer sur le fait que l'OPH05 en tant qu'office public HLM et surtout premier bailleur social des Hautes-Alpes devrait logiquement avoir reconnu l'article 25-1 de 1948 inclus dans la charte déontologique signée par tout les organismes gestionnaires, publics et sociaux français... C'était quand même pas bien difficile qu'il s'appuie sur cet argument fondamental. Et puis c'est du droit ! 

Ajouter à cela toute la série de points à argumenter qu'il avait à disposition avec tout ce que je lui avais donné et qui sont consultables sur ce blog en ordre chronologique et de manière très précise. Points qui faisaient justement partis de ma déclaration.

Je rappelle aussi que j'entendais faire cette déclaration que si sa plaidoirie était incomplète ou, ce qui a été le cas, insatisfaisante.

Où en étions nous donc?

Ah oui, le juge !

J'étais, comme je vous le disais, debout devant mon siège tenant dans les mains le texte de ma déclaration en question les yeux ébahis par ce que je voyais et surtout entendais.

Ce juge me vociférant qu'il ne m'avait pas donné la parole, alors que j'avais simplement signifié que je souhaitais lire ma déclaration compte tenu de la triste plaidoirie de mon avocat. Et il me semble bien ne pas avoir haussé le ton si ce n'est celui d'avoir interrompu mon représentant.

Cet homme aurait pu tout simplement, sans monter sur ses chevaux, m'expliquer d'une façon plus pédagogique que ma soudaine intervention les avait pris un peu au dépourvu sans pour cela me rabâcher avec agressivité que je n'avais droit à la parole seulement si lui daignait me la donner tout en me disant qu'il était seul à me donner l'autorisation de lire ou non cette déclaration. Me faisant bien sentir qu'il était le pouvoir et moi... et bien...  apparemment pas grand'chose, voire rien du tout !

Moi qui ai toujours quelque part comparé un juge à une sorte de sage. Un sage qui a la propriété d'apaiser les débats et surtout celle de transmettre, d'éclairer, d'enseigner même et d'orienter ses auditeurs.

En tout cas, à sa place (même si je suis persuadé que ce monsieur dirait que je ne peux avoir suffisamment de ses facultés pour pouvoir m'y m'être...) voyant une personne et première concernée tout de même comme je l'étais cet après midi là, bouillonnant d'anxiété à l'écoute de son avocat je lui aurai, pour éviter que le débat vienne éventuellement à dérailler, donné tout simplemet l'autorisation de s'exprimer. En premier pour apaiser l'anxiété du judiciable et ensuite pour lui donner enfin le droit d'être écouté par la justice puisque cela n'en a pas été encore le cas après plus de 2 ans et ainsi se sentir mieux respecté en tant que citoyen.

Puis en aurait été tenu compte ou non pour leur dèlibération et ainsi l'audience aurait pu normalement continué sans qu'il y est quoi que cela soit de contestable. 

Mais non j'avais face à moi l'archaïque archétype exemple de l'excès d'autorité.

Mon pitoyable avocat qui m'a envoyé 2 emails dans les 3 jours qui suivirent alors qu'il ne l'a fait en tout et pour tout 4 ou 5 fois en l'espace de 2 ans, au delà de me manifester sa grande déception quant à mon comportement, m'y fit savoir que je pouvais encourir des poursuites en correctionnelle.

LE COMBLE !.

Donc s'y je comprends bien, je devais rester là de marbre à me faire humilier comme il est inimaginable par un type en plein délire despotique dont l'origine de tout cela est due à la manquance de professionnalisme d'un avocat incapable de placer un mot cohérent l'un derrière l'autre pour me représenter...

Quelles leçons ai je à apprendre de ces deux hommes dont les qualités premières semblent plutôt enclines à se considérer comme des êtres supérieurs tant ils m'ont donné l'impression d'être remplis de condescendance envers d'autres qui, comme moi, sont aussi leurs semblables qu'ils le veuillent ou non mais surtout leurs concitoyens!

C'est dire, il y a un peu plus de 2 ans j'avais un retard de paiment de loyers de 600 euros ! Et maintenant je serais même en passe de me retrouver en correctionnelle , c'est à dire risquer d'aller en prison tout cela parce que je n'ai jamais été entendu par toutes les instances concernées et justice comprise ???

A croire que nous vivons encore dans le plus merveilleux et sordide monde raconté par VICTOR HUGO dans Les Misérables ou par EMILE ZOLA dans Germinal. A quelque chose près sans la peine de mort et le bagne de CAYENNE... 

Maintenant, ma réaction a été plus que légitime puisque totalement venus du coeur !

Soudain par l'esprit me revient la scène du cauchemar de PAPILLON interprété par STEVE MC QUEEN où il se retrouve si petit et si impuissant face à ses juges perchés loin là bas sur un monticule lui martelant les index pointés: "COUPABLE , COUPABLE, COUPABLE !!!"

Oui moi aussi j'étais coupable pour ce monsieur. Coupable d'être présent surtout devant lui alors que je n'avais à ses yeux jusque là aucun visage si ce n'est celui d'un dossier avec un numéro je suppose... SURTOUT COUPABLE D'EXISTER !!! 

N'en pouvant plus de me taire et surtout d'entendre ce type me maltraiter de la sorte je lui envoie de ma plus forte voix  : "VOUS RENDEZ PEUT-ETRE DES JUGEMENTS MAIS EST CE QUE JUSTICE VOUS FAITES ?" suivi de : "MAIS COMMENT POUVEZ VOUS FAIRE JUSTICE SI VOUS EMPECHEZ AU JUSTICIABLE DE S'EXPRIMER ?"

A ce moment là je perçois que j'ai fait mouche, les voilà qui se taisent, j'en profite pour leur envoyer que de toute façon je ne paierai jamais ce à quoi l'on m'a condamné jusque là tant c'est absurde et disproportionné. Je conclus en envoyant à mon avocat qu'il a été incapable de me défendre quand celui de la partie adverse n'avait pas hésité à me traîner dans la boue par sa systématique stigmatisation du pauvre en plein tribunal lors de l'audience au TGI de GAP et que l'OPH05 se comporte malhonnêtement ne respectant pas l'article 25-1 présent dans la charte de déontologie des offices publics de l'habitat et bailleurs sociaux français ! 

Après cela, j'embarque mon sac et ma déclaration et me congédie de cet endroit lugubre les laissant librement et arbitrairement déblatérer sur mon compte à loisir...

A peine dans le couloir je leur envoie encore:

"QU'EST CE QUE C'EST QUE CETTE JUSTICE AU RABAIS QUI FAIT HONTE A NOTRE DEMOCRATIE ET ETANT TRIBUTAIRE DE CONTEXTE POLITIQUE,.

IL EST PLUS QUE TEMPS QUE LE PEUPLE REPRENNE LA MAIN !!! "

Je quitte ce tribunal remonté comme une pendule tant ma colère est forte après tant d'humiliation.

Mais combien de temps encore allons nous encore devoir supporter un tel mépris exercé à outrance désormais par des gens qui ne sont même plus des humains et qui forment en fin de compte de véritables castes privilégiées par la société au rabais qui nous est imposée depuis trop longtemps maintenant, ayant le droit de faire bon ce qu'il leur semble en toute impunité s'appropriant les droits les plus élémentaires dus à tout citoyen quel qu'il soit. 

Mais sur quel planète vivent ces gens là ? 

En plus, ils voudraient qu'on les respecte alors que leur premier devoir est de montrer l'exemple compte tenu de leurs fonctions ou positions qu'ils sont tenus d'assumer !  

Qui me dit que le soir même ils ne soient pas allés se délasser entre eux à une bonne soirée en un gueuleton à 400 euros par tête (le RSA mensuel que je touche...) ???

Enfin j'espère qu'ils auront eu au moins la délicatesse de s'en passer ce jour là...

Et vous chers lecteurs qu'en pensez vous, comment peut il être donc possible à ces magistrats de pouvoir porter tout éventuel jugement ne laissant pas au justiciable l'occasion de s'exprimer, ne permettant ainsi aucun approfondissement nécessaire d'une affaire pour en avoir une compréhension objective, c'est tout de même quelque part le destin d'une vie qui est remise entre leurs mains, non ou je me trompe ?

MAIS COMMENT JUSTICE PEUT ETRE CONCEVABLE SANS DONNER LA PAROLE A SES CITOYENS ??? 

Après cela si ce n'est pas à pleurer à en rire...

Et dire que cela doit ^etre un après midi des plus ordinaires de justice dans notre pays...

Et pour des milliers et milliers d'autres justiciables dont tout ceux qui plus que surremplissent les prisons françaises, sans parler de leur condition humaine si condition humaine avec tout les droits que cela supposerait il y ait encore... !!! ???

 

A bientôt peut-être en souhaitant que ça bouge enfin au plus tôt !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

A PLEURER A EN RIRE...

 

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