Lettre réponse au Sous-Préfet de BRIANCON du 15 avril 2011.

Publié le par collectifdu15mars

Chers lecteurs grand'bonjour.

Et oui je sais je dois encore vous scanner toutes les lettres que je reçois dont celles du Sous-Préfet... Mais bon j'espère avoir le moyen technologique pour le faire trés bientôt.

Enattendant de par ma réponse vous comprendrez de suite ce qu'a bien pu être le contenu de cet envoi.

Bonne lecture et à bientôt.

A PLEURER A EN RIRE ET SALUT LA SOCIETE !!!

 

Alain VALSECCHI

HLM de l’Oratoire

Les Ames

NEVACHE

A

Monsieur Imed BENTALEB

Sous-Préfet des Hautes Alpes le 27 avril 2011

 

 

Monsieur le Sous-Préfet,

 

      Je vous écris aujourd’hui en réponse à la lettre que vous m’avez envoyé le 15 avril dernier, annonçant apparemment de manière quasi officielle (aucune date vraiment précise n’y étant mentionnée) mon expulsion probable du logement social que j’occupe depuis octobre 2005 à NEVACHE au mois de juin prochain, c'est-à-dire dans un peu plus d’un mois.

 

      Par cette présente, je souhaiterai vous soumettre les questions suivantes accompagnées, pour certaines, de quelques commentaires.

 

     Comment pouvez vous me relancer en me parlant d’un protocole d’accord avec l’OPH05 qui consiste à me demander d’accepter une proposition qui m’ait impossible d’assumer avec le revenu mensuel qui est le mien (410,95 euros) ?

 

     N’ai-je pas à maintes reprises chercher, et cela depuis juin 2009, de l’expliquer et de le faire comprendre par l’intermédiaire de toutes les démarches de conciliation et les appels que j’ai effectué au près de tout les services, organismes et instances compétentes sollicitées ?

 

    Comment pouvez vous m’infliger à nouveau en ces termes que ce protocole serait la preuve de ma bonne volonté à régulariser ma situation ? Ne suis-je pas allé jusqu’à mener une action de grève de la faim de 26 jours, le mois dernier, que j’ai préféré sagement stopper suite à mon hospitalisation, pour être enfin entendu et surtout faire valoir mes droits les plus élémentaires compte tenu de la forte précarité de ma situation ?

 

    Comment pouvez vous aussi cautionner une décision prise à mon encontre au tribunal d’instances de GAP, qui, selon moi, relève de l’arbitraire en n’ayant jamais pris en compte ce pourquoi je me suis retrouvé dans une telle situation et sachant qu’un nouveau jugement sera rendu suite à mon appel à la cour de GRENOBLE ?

 

    Comment pouvez vous, en tant que garant de notre république et de ses institutions, ne soient pas respectés, au citoyen que je suis, les droits inscrits dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, faisant parti de la constitution française (art. 25-1), réaffirmé par la loi du 31 mai 1990, jusqu’à la loi DALO du 5 mars 2007, loi stipulant mon maintien dans le logement que j’occupe déjà, qui plus est du parc social et HLM géré dans ce département par l’OPH05 et membre des bailleurs sociaux nationaux ayant approuvé et signé une charte de déontologie où justement ces mêmes articles et lois y sont mentionnés ?

 

   Comment pourriez vous croire que je ne sois pas indigné par votre lettre qui ressemble plus à un rappel à l’ordre, imposant une nouvelle fois une seule façon de considérer une éventuelle solution à ma situation, sur un ton ressemblant fort à « c’est comme cela et pas autrement !», ne prenant aucunement en considération l’état concret de ma situation? (Avez-vous seulement conscience de ce que cela veut dire de demander à quelqu’un de vivre avec 260,95 euros mensuels pour faire face à toutes ses autres charges du coût de la vie courante tout en espérant pouvoir faire avancer son activité professionnelle validée par 3 fois par les organismes compétents dépendants pour la plupart du conseil général et qui ne m’ont jamais accompagné jusqu’à l’aboutissement de son financement comme cela aurait du l’être?).

 

   Comment voulez vous qu’un citoyen comme moi puisse avoir confiance en une véritable justice sociale basée sur le bon sens et état d’esprit de chaque partie avec tout les droits qui vont avec, si les personnes occupant les fonctions ayant le devoir de les faire respecter lui sont niés si ouvertement ?(Que cela soit pour la personne présidant l’OPH05 et la CDAPL, les plus hautes autorités du conseil Général, la justice locale du tribunal d’instance du département ou vous Monsieur le Sous-Préfet et derechef votre supérieure Madame la Préfète).

 

    Tout ceci dit, j’en arrive à la conclusion de cette missive vous étant directement et ainsi plus personnellement adressée. Sachez que je me fais aucune illusion quant à votre réaction en la lisant, même si mon souhait est de vous rappeler l’importance de la fonction que vous occupez et qu’un grand nombre de citoyens de ce pays comme moi espèrent malgré tout et attendent que ceux, comme vous, qui sont en position et assermentés pour faire respecter leurs droits les plus élémentaires, qu'ils ont le devoir de les protéger quand ces personnes n’ont plus les moyens de le faire par eux-mêmes. En tout cas, si j’étais à votre place cela serait la première chose que je me promettrais de tenir, rien que pour me regarder les yeux dans les yeux chaque jour qui fasse quand le temps me permet de croiser mon regard dans n’importe lequel des miroirs.

 

     Ainsi il ne faut pas faire semblant d’être étonnés comme aiment à nous le faire croire ou languir la plupart des politiciens dirigeants en place ou appelés à le faire depuis un certain nombre d’années, que le peuple boude l’appareil électoral favorisant l’élection des moins doués et la montée d’un repli sur soi nationaliste et intolérant se basant sur la stigmatisation de bouc émissaires selon les périodes qui pourraient soi disant favoriser leur politique…

 

     En espérant avoir sollicité votre profonde conscience professionnelle mais aussi humaine, j’aimerai croire à y être parvenu avec ces mots, sinon je vous plains sincèrement.

 

Très respectueux de votre fonction.

 

 

ALAIN VALSECCHI.

 

 

P.S. : avec ce post-scriptum je tiens à vous faire savoir qu’avec l’aide d’un groupe de militants syndicalistes de la CGT de BRIANCON, je vais pouvoir reverser à l’OPH05 dès le mois de mai prochain 100 euros (pour complément de loyer). Somme partagée entre un chèque de 70 euros de leur part et 30 euros de la mienne avec pour objectif de, comme vous me le rappelez dans votre dernière lettre, pouvoir rétablir l’APL qui m’était octroyée jusqu’en février 2010. Me tenant à votre disposition .

ALAIN VALSECCHI.

 

 

 

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